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railebol
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MessagePosté le: Lun 30 Mar - 14:57 (2009)    Sujet du message: jdd Répondre en citant

Khaled proclame sa Liberté
Par Alexis CAMPION
Pour leJDD.fr
Avec son nouvel opus Liberté, le roi du raï s'offre un retour à ses sources oranaises, bain de jouvence charmeur et réussi. Après le relatif échec commercial de Ya-Rayi et les sombres affaires de violences conjugales, Khaled a confié au JDD.fr vouloir simplement retrouver son "oxygène": la scène. "Elle m'a manqué, oh la oui! Beaucoup, beaucoup...", a-t-il expliqué.


Le nouvel album de Khaled, Liberté, sort lundi. (Reuters)
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Il aura bientôt 50 ans. Déjà? Né un 29 février, le chanteur Khaled - "l'éternel" en arabe - n'en laisse rien paraître. Farceur, il déclare n'avoir que "douze ans et demi". Son éclat de rire, puissant, est aussitôt coupé par la sonnerie de son portable. Il redevient alors, effectivement, un gamin qui chuchote. "Ah, ça, c'est ma petite dame." Pause. Puis l'interview repart de plus belle dans un flot chargé de paroles rapides, indomptable et hypnotique. Souvenirs, métaphores, rires et coups de gueules s'enchevêtrent sauvagement.

Khaled est un homme libre, ses yeux ne cessent jamais de pétiller. Il est aussi ce grand musicien qui mesure sa chance de revenir, cinq ans après le relatif échec commercial de Ya-Rayi, avec cet album riche et envoûtant qu'il a intitulé Liberté (Houria). De quoi, assurément, faire taire le mauvais sort délié, ces dernières années, par de sombres affaires de violence conjugale et d'enfants non reconnus. Khaled le sait, il a joué avec le feu et brouillé son image publique. Il ne nie rien, ne précise rien. Il veut juste retrouver sa joie, son "oxygène": la scène. "Elle m'a manqué, oh la oui! Beaucoup, beaucoup... "

Enregistré dans les conditions du live, voici donc le disque dont il rêvait depuis des années. Tous les parfums de son orient natal sont au rendez-vous: le luth, la flûte, le gumbri des rythmes gnawas, et puis le tar, l'ajouj, la derbouka et le guellal qui bat la mesure du raï traditionnel des Cheikhs. Sans oublier l'armée des violons, la touche de son accordéon bien sûr, mais surtout la voix, intacte et renversante. Divine? Une chose est sûre, elle se savoure comme une ode à la beauté du dialectal algérien et les arrangements, choisis avec le producteur Martin Messonnier comme en hommage au groupe marocain de référence, Nass El Ghiwane, sont splendides.

"La symbiosité"

Affranchie des calibrages pop, la forme du disque est épatante aussi. Les morceaux durent, facile, quatre à huit minutes sans même compter les multiples mawwal-s, ces préludes vocaux qu'on croyait disparus depuis que le raï s'est acoquiné avec la variété FM. Autant de partis qui justifient les sublimes nouvelles versions de Liberté, Yamina (bienheureuse) et Raikoum (votre opinion), trois titres que Khaled chantait déjà avant son arrivée en France, en 1986. On y entend aussi les magnifiques Ya Bouya Kirani et Zabana, deux hymnes poignants composés par l'oranais Houari Blaoui. "Notre grand professeur, indique Khaled. Le raï occidental, la touche salsa et les slows européens, tout ça c'est lui. L'autre maître, c'est Ahmed Wahby, qui a composé Yamina, il était plus oriental, jouait le luth. Ces deux là, ils sont notre histoire de rock'n'roll."

Incontournables donc. Et assurément vitaux pour Khaled qui en oublie de citer la très grande Cheikha Rimitti - à qui il doit la danse impérieuse de Raïkoum. Il préfère insister pour citer Chérif Lattari Hamani, l'auteur des paroles de Zabana. "Car c'est un Kabyle, il a écrit en arabe les paroles de cette chanson qui fait pleurer et qui dit le martyr du héros Ahmed Zabana, guillotiné par l'occupant colonial en 1956."

Tout un symbole. Naturellement, Khaled associe sa liberté à "la symbiosité" qui fit d'Oran une ville si fêtarde et si ouverte. "Juifs, Arabes, Kabyles, Espagnols, Français, on a grandi tous ensemble. On ne vivait pas encore dans cette pourriture qui entretient l'ignorance, nourrit l'hypocrisie et le fascisme." Lorsqu'il a retrouvé sa ville natale, après des années d'absence, Khaled a pleuré. "J'étais tristounet. La ville a grandi, ils ont construit n'importe quoi. Plein de maisons sont équipées de barreaux soudés depuis la période intégriste. Ça m'a choqué, j'ai cru voir une prison." Mais Dieu merci, Khaled et sa musique sont toujours libres de remettre les pendules à l'heure de l'amour.

"Si tous les pères étaient comme lui..."

Cet attachement viscéral à la tolérance, Khaled explique le tenir en partie de son père, auquel il dédie une complainte poignante, chantée en français, Papa. "J'ai tant de choses à te dire, mais la vie est faite ainsi, et la mort est sans suivi..." Khaled évoque un homme aussi redouté qu'adoré. "Il s'appelait Adda. Un drôle de prénom. En arabe ça veut dire le revenant. Il avait un côté autoritaire bien sûr, on n'avait pas intérêt à bouger la petite oreille, on ne pouvait pas tout se dire. Je n'ai jamais fumé ni bu devant lui. Mais il était un pur oranais, super sympa, on était aussi complices et amis. Il était flic mais il ne portait jamais l'uniforme. Au tabassage des bandes, il préférait réparer les voitures du 'kati', le quartier de la police. Quand j'ai voulu de me marier, il m'a toujours dit: 'Mon fils, tu démerdes, ramènes moi celle que tu aimes'. Si tous les pères étaient comme lui, je vous jure on vivrait tranquilles."

Khaled, notoirement pris dans la tourmente d'un scandale de violence conjugale - son épouse a porté plainte, en 1997, pour coups et blessures avant de se raviser - ne peut pas en dire autant. Tout juste peut-il se protéger des vilaines langues qui en ont fait un éclat médiatique. "Ça m'a fait très très très mal. Je pense qu'il y a un gros malentendu sur nos coutumes qui ne sont pas toutes si mauvaises. J'ai pleuré, je me suis fermé." C'est sa mère, âgée de 87 ans, qui lui a remonté le moral. "Elle m'a dit, sois content, au moins ils n'ont pas dit que t'étais pédé!"

Depuis, Khaled, sa femme et ses trois filles, vivent au Luxembourg dans la plus grande discrétion. Il jure que ce n'est pas un choix fiscal. "C'est famille, c'est calme. Je suis un nomade et je voudrais être enterré face à mon père. Mais mes filles sont européennes... On a viré de la France parce qu'ils ne nous laissent pas éduquer nos enfants comme on veut. On a tous grandi avec la fessée. Cela ne nous a pas tués. Alors ce n'est pas un pays qui va nous dire comment faire. En France, un jour, ma fille rentre à la maison et nous dit 'Ma maîtresse nous a donné un numéro direct pour appeler en cas de maltraitance à la maison...' Ça a été la goutte d'eau. Moi je lui ai dit ceci: 'Ecoute ma fille, je suis en train de te montrer le bon et le droit chemin. Même quand tu seras grande, si je le veux, je t'en collerais une. Et ce n'est pas parce que je te bouscule qu'ils vont me faire chier. En plus y'a des mensonges, des plaintes abusives. Après, on s'étonne que des gens se suicident en prison.'"

L'affaire Cheb Mami

Son propos dérive sur les affres de l'éducation en Algérie. "Si on a voté à 99% le FIS, c'est pas qu'on était fasciste, du tout. On est des ignorants et le Français nous a laissé fermés. A l'école, nos profs d'arabes étaient syriens, égyptiens, palestiniens. Les profs de français étaient des français. Le gouvernement, quand il a ramené ces gens, il leur a dit de ne pas nous emmener trop loin dans les études. Et nous on comprenait rien. On est des illetrés dans la logique. On ne connaît pas l'histoire. Si on a voté FIS, c'est parce qu'on ne connait rien, on est simples et on imaginait qu'on votait pour des gens purs qui font la prière au lieu de détourner l'argent et les idées."

Evidemment, à l'évocation de tous ces faits, la sombre affaire qui vise son "élève" Cheb Mami, disparu depuis qu'il s'est rendu coupable de séquestration et d'avortement forcé, est dans l'air. L'affaire l'a bouleversé. Pour Khaled, Cheb Mami peut et doit se repentir. "Il a fait l'erreur de se barrer et de ne pas assumer ses bêtises. De notre point de vue, c'est ça le plus choquant: la fuite. Plus que sa bêtise elle-même, c'est ce comportement là qui a blessé tous les Algériens."

http://www.lejdd.fr/cmc/culture/200914/khaled-proclame-sa-liberte_197967.ht…
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QUESQU ON FERAIS PAS POUR KHALED ???????TOUT TOUT TOUT TOUT
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MessagePosté le: Lun 30 Mar - 14:57 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 30 Mar - 16:31 (2009)    Sujet du message: jdd Répondre en citant

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Merci Railebol.




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MessagePosté le: Lun 30 Mar - 17:30 (2009)    Sujet du message: jdd Répondre en citant

Intéressant. Merci.
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